Carol Hughes encourage les députés à agir pour lutter contre la violence faite aux femmes

Ottawa – Citant des statistiques qui montrent que l’engagement de vingt ans du Canada n’a pas permis de réduire le niveau de violence envers les femmes, la députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes, a mis les députés au défi de passer de la parole aux actes.

Dans son discours soulignant le début des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes, Mme Hughes a déclaré à la Chambre des communes que la Journée internationale de l’élimination de la violence contre les femmes (25 novembre) devrait servir de point de départ pour changer le cours des choses et mettre un terme aux décennies d’inaction de la part du Canada.

« Vingt-cinq pour cent des femmes seront, au cours de leur vie, victimes de violence parce qu’elles sont des femmes. C’est tout simplement inacceptable », a déclaré Mme Hughes. « Vingt ans après s’être engagé auprès des Nations Unies à promouvoir la protection des femmes et des filles, le Canada ne dispose encore d’aucun plan d’action national. »

Mme Hughes a expliqué qu’en l’absence d’un tel plan d’action national, le taux de violence contre les femmes est demeuré sensiblement le même depuis la prise de cet engagement.

« Il est temps, maintenant, pour les députés de se concerter pour établir une stratégie élargie pour mettre fin à la violence faite aux femmes », a déclaré Mme Hughes. « Il est temps de mettre sur pied un réseau bien financé de refuges pour femmes violentées qui comprendra aussi des refuges pour les femmes autochtones. Il est temps d’établir un plan national qui mettra de l’ordre dans les systèmes de justice, les forces de l’ordre et l’éducation; tous des services clés qui peuvent aider à mettre fin à la violence faite aux femmes. »

Mme Hughes a conclu sa déclaration en rappelant qu’il est temps de bouger parce que tous les « gestes comptent », ce qui est également le mot-clé pour promouvoir la campagne sur les médias sociaux.