CAROL HUGHES : « LA RECHERCHE SUR LA SANTÉ DES PREMIÈRES NATIONS DOIT DEMEURER UNE PRIORITÉ »

Ottawa – Le dépérissement des rapports entre le milieu de la recherche sur la santé autochtone et les hauts dirigeants des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) nuit à une décennie de réalisations et aux avancées futures dans la recherche sur la santé des Autochtones, selon la députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes.

La porte-parole néo-démocrate en matière de santé des Autochtones exprimait ainsi ses inquiétudes au sujet des changements qui ont été apportés aux IRSC sans consulter le milieu de la recherche sur la santé des Autochtones.

« Pendant plus d’une décennie, les Instituts de recherche en santé du Canada ont été un porte-parole énergique et une source de financement essentielle de la recherche, si importante, sur la santé des Autochtones, a déclaré Mme Hughes. Toutefois, les conservateurs ont réduit le financement, mis fin à des programmes qui obtenaient d’excellents résultats et ont supprimé le comité consultatif. »

Selon Mme Hughes, les IRSC ont procédé à un examen et ont eu tôt fait d’ignorer le témoignage des particuliers et des groupes qui ont travaillé avec les Instituts pour plutôt s’intéresser à des mémoires provenant de sources externes et entourés de mystère.

« Les conservateurs ont apporté tous leurs changements à l’Institut de la santé des Autochtones sans consulter les milieux concernés, a déclaré Mme Hughes. Des années de bonne volonté soigneusement accumulées sont désormais perdues. La haute direction ne veut même pas rencontrer les chercheurs en santé des Autochtones ou répondre à leurs lettres ».

Mme Hughes indique que les compressions financières et la suppression du comité consultatif, de même que l’annulation des programmes, laissent entrevoir un vide dans la recherche sur la santé des Autochtones au Canada.

« Pourquoi la ministre permet-elle aux IRSC d’affaiblir la recherche sur la santé des Autochtones alors qu’elle est si importante? »