La motion de la députée Hughes pour mettre fin au racisme favorise le dialogue

Ottawa – Selon Carol Hughes, députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, malgré les nombreuses avancées dans la société, il y a encore du travail à faire, dans notre pays, pour que la race ne soit plus considérée comme une particularité. Dans le but de faire progresser davantage la société à ce sujet, la députée Hughes a déposé à la Chambre des communes une motion visant à désigner le 12 avril comme la journée du dialogue national sur l’élimination du racisme au Canada.  

« L’idée de créer une journée nationale favorisant les discussions à ce sujet vient du chef de la Première Nation de Serpent River, Isadore Day, et je trouve qu’il s’agit d’une excellente idée », a déclaré la députée. « La race peut influer sur l’opinion des gens, et il devient alors plus difficile de reconnaître les situations où il existe des inégalités au Canada. »

Dans sa motion M-582, la députée Hughes demande au gouvernement de proclamer le 12 avril la journée annuelle du dialogue national sur l’élimination du racisme au Canada et de travailler à solidifier et à guérir la relation de longue date avec les Premières Nations. 

« Il est temps de se pencher sur l’un des problèmes sociaux les plus flagrants de notre époque : la discrimination raciale au Canada. L’Acte des Sauvages constitue la toute première et unique forme connue de ségrégation raciale prévue par la loi », a déclaré le chef Day. « Le 12 avril 1876, la Couronne a accordé la sanction royale à cette loi qui est aujourd’hui reconnue comme l’une des expressions les plus insidieuses et patentes de racisme institutionnel dans notre pays. »

« Bon nombre de Canadiens ne savent pas que cette loi (l’Acte des Sauvages) figure dans les livres et ne sont pas conscients du tort qu’elle cause aux Premières Nations », a déclaré la députée Hughes. « Cette motion nous encourage à parler de la discrimination et se veut un premier pas vers des changements concrets. »

« Nous avons tous intérêt à aborder ces questions », a conclu le chef Day. « L’appel à un dialogue national pour mettre fin au racisme au Canada aurait dû être fait il y a longtemps. »