La pénurie d’agents fédéraux de santé et sécurité pose problème dans le Nord de l’Ontario, selon la députée Carol Hughes

Ottawa – Il est impossible de faire respecter les mesures de santé et de sécurité qui garantissent la sécurité au travail s’il n’y a pas assez d’agents pour couvrir une région, comme c’est le cas en ce qui concerne les inspecteurs fédéraux du Nord de l’Ontario, selon Carol Hughes, députée fédérale d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing.

Mme Hughes a soulevé cet enjeux au Parlement aujourd’hui, alors qu’elle présentait des pétitions demandant au gouvernement de tenir compte des besoins de la région, qui doit se contenter depuis trop longtemps des services d’une seule personne.

« Depuis 2005, le Canada a perdu plus de la moitié de ses agents fédéraux de santé et sécurité. Il s’agit donc d’une tendance plus lourde », explique Mme Hughes. « Le problème est toutefois très concret dans le Nord de l’Ontario, car un seul agent dessert le territoire et le travail de cette personne peut être interrompu par une blessure, une maladie ou une absence. »

Les agents veillent à ce que les milieux de travail sous réglementation fédérale se conforment à la réglementation établie. Puisqu’un seul agent dessert un territoire aussi vaste, les retards sont chose courante.

« L’Alliance de la Fonction publique du Canada et le Centre canadien de politiques alternatives réclament une augmentation du nombre d’agents œuvrant dans les secteurs de compétence fédérale, notamment les services postaux ainsi que le transport aérien et ferroviaire », signale Mme Hughes. « Des retards de cet ordre touchent plus que la santé et la sécurité au travail. Ils peuvent entraîner des problèmes qui finissent aussi par toucher la production. »

Mme Hughes demande elle aussi à la ministre du Travail d’augmenter le nombre d’agents fédéraux de santé et sécurité dans le Nord de l’Ontario. Le travail important qu’ils accomplissent devrait pouvoir être effectué en tout temps sans interruption, souligne-t-elle.

« Le seul moyen de régler ce problème consiste à ajouter des agents dans la région », déclare Mme Hughes. « Il ne faut jamais chercher à épargner de l’argent au détriment de la santé et de la sécurité. À long terme, aucune économie n’aura été réalisée si les milieux de travail deviennent dangereux et que cela limite la capacité de production. »