Le Canada doit faire plus pour les enfants les plus vulnérables

A landmark Human Rights Tribunal ruling in a case brought against Canada by Cindy Blackstock (Director of First Nations Child and Family Caring Society) and the Assembly of First Nations was the basis for a New Democrat motion that received unanimous support in the House of Commons this week.  The motion called for enactment of the ruling from January of this year that stated Canada is racially discriminating against First Nations children in a systemic way by providing flawed and inequitable child welfare services and failing to implement Jordan's Principle to ensure equitable access to government services like those that are available to other children.

Jordan’s Principle was the product of a separate New Democrat motion in the 40th parliament.  It was named after Jordan River Anderson, a five-year-old boy with complex needs who died in hospital in 2005 after a two-year battle between the federal and Manitoba governments over his home care costs. It called on the government to immediately adopt a child-first principle to resolve jurisdictional disputes involving the care of First Nations children. That still hasn’t happened

This week’s motion sought to force the government turn the page. They needed a push in this direction after insufficient funds were allotted in the budget that followed the ruling.  Add to that the fact that, despite saying they would honour the tribunals ruling, the government is still fighting the decision in court.  This isn’t the only court battle the government is engaged in on these issues either.

An example of that is how the government has spent $32,000 in legal fees to avoid covering a young Cree girl’s $8,000 orthodontist bill that doctors say was necessary to save her teeth.  This kind of digging in has to come to end.  The government isn’t meeting their obligations and spending good money after bad to cover their tracks.

Here are some other unflattering numbers. The tribunal decision found that the federal government was discriminating against 163,000 First Nations children in its delivery of child welfare services on reserves. There are currently more children in care than at the height of the residential schools regime.  Perhaps we haven’t moved past the legacy of residential schools as far as we might think we have.

This year’s budget earmarked $71 million for First Nations child welfare, but Cindy Blackstock says that number should have been closer to $200 million. Blackstock says this signals a disregard for the tribunal’s orders.  She says there’s no evidence that Budget 2016 was ever adjusted after the Conservatives settled on this amount just before the election last year.

Despite the ongoing problems, passing the motion offers Canada yet another opportunity to do right by First Nations children.  The overwhelming support for the motion from organizations and individual Canadians across the country clearly shows that Canadians want to put First Nations kids first. The hopeful message we can take away is that this isn’t about political interests, but about a country immediately doing everything in its power to end the systemic discrimination of First Nations kids at risk.


Le Canada doit faire plus pour les enfants les plus vulnérables

 

Une décision historique rendue par le Tribunal canadien des droits de la personne à l’égard d’une plainte formulée contre le Canada par Cindy Blackstock (Directrice de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada) et par l’Assemblée des Premières Nations a constitué le fondement d’une motion néo-démocrate qui a obtenu l’appui unanime de la Chambre des communes cette semaine. La motion réclamait la mise en application de la décision rendue en janvier de cette année qui déclarait que le Canada assujettit à une discrimination raciale systémique les enfants des Premières Nations en leur fournissant des services de bien‑être imparfaits et inéquitables et en n’appliquant pas le principe de Jordan pour leur garantir un accès équitable à des services gouvernementaux comparables à ceux dont bénéficient les autres enfants.

 

Le principe de Jordan était le produit d’une autre motion néo‑démocrate présentée au cours de la 40e législature. Le principe porte le nom de Jordan River Anderson, un garçon de cinq ans décédé à l’hôpital en 2005 après un litige qui a opposé pendant deux ans le gouvernement fédéral et le gouvernement du Manitoba au sujet du coût de ses soins à domicile. La motion exhortait le gouvernement à adopter immédiatement un principe accordant la priorité aux enfants pour régler les conflits de juridiction concernant les soins nécessaires aux enfants des Premières Nations. Or, cela n’a toujours pas eu lieu.

 

La motion de cette semaine visait à obliger le gouvernement à tourner la page. Ce dernier avait besoin d’être poussé dans cette direction après que des fonds insuffisants eurent été affectés dans le budget qui a suivi la décision. Ajoutons à cela le fait que, même s’il a dit qu’il respecterait la décision des tribunaux, le gouvernement la conteste encore en cour. Ce n’est pas non plus la seule bataille juridique que le gouvernement livre au sujet de questions de ce genre.

 

Un exemple : le gouvernement a dépensé 32 000 $ en frais d’avocat afin d’éviter de payer une facture d’orthodontiste de 8 000 $ pour des soins dont une jeune fille crie avait besoin, selon les médecins, pour sauver ses dents. Ce genre d’obstination doit prendre fin. Le gouvernement ne respecte pas ses obligations et dépense de l’argent pour rien pour effacer ses traces.

 

Voici d’autres chiffres dont il n’y a pas lieu d’être fier. Dans sa décision, le tribunal a constaté que le gouvernement fédéral assujettissait 163 000 enfants des Premières Nations à une discrimination dans le cadre de la prestation des services d’aide sociale à l’enfance dans les réserves. À l’heure actuelle, il y a plus d’enfants recevant des soins qu’il n’y en avait dans les pensionnats au pire moment de leur histoire. Nous n’avons peut-être pas évolué autant que nous le pensons par rapport à cette époque.

 

Le budget de cette année affectait 71 millions de dollars à l’aide sociale aux enfants des Premières Nations, mais Cindy Blackstock soutient que la somme aurait dû avoisiner 200 millions. Elle ajoute que cela traduit un mépris pour les ordonnances du tribunal. Selon elle, rien ne prouve que le budget de 2016 n’ait jamais été ajusté après que les conservateurs eurent convenu de verser cette somme juste avant les élections de l’an dernier.

 

En dépit des problèmes persistants, l’adoption de la motion offre au Canada une autre occasion de traiter équitablement les enfants des Premières Nations. L’appui enthousiaste manifesté en faveur de la motion par des organisations et des particuliers de toutes les parties du pays montre clairement que la population canadienne veut accorder la priorité aux enfants des Premières Nations. Le message encourageant que nous pouvons en dégager est que cette démarche n’est pas motivée par des intérêts politiques, mais par le désir de voir notre pays déployer immédiatement tous les efforts possibles pour mettre fin à la discrimination systémique dont sont victimes les enfants à risque des Premières Nations.