Le Jour de compassion pour les travailleurs nous rappelle qui reste fort à faire, selon la députée Hughes

Ottawa — Personne ne devrait mourir ou se blesser au travail, ni souffrir d’une maladie professionnelle, dit la députée de la circonscription d’Algoma–Manitoulin–Kapuskasing, Mme Carol Hughes.

Mme Hughes dit que le message au cœur du Jour de compassion pour les travailleurs est toujours autant d’actualité, car on applique trop peu la Loi Westray, qui tient les employeurs criminellement responsables des dangers en milieu de travail.

« Il est incroyable que le Canada soit encore à la traîne lorsqu’il s’agit d’appliquer des mesures prévues dans la Loi Westray, affirme Mme Hughes. Si la Loi n’est pas bien appliquée et n’offre pas de protection, les travailleurs canadiens demeurent exposés aux risques, et trop d’employeurs s’estiment à l’abri de poursuites si quelque chose tourne mal. »

La députée Hughes cite des données récentes pour illustrer la gravité d’une situation qui persiste dans de trop nombreux milieux de travail.

« En 2016, on a recensé 905 décès sur les lieux de travail et 241 508 réclamations acceptées par suite d’une blessure ou d’une maladie professionnelle, ajoute-t-elle. On parle uniquement des cas recensés, mais on peut présumer que beaucoup d’autres ne sont pas signalés. »

Selon Mme Hughes, tant que les travailleurs canadiens attendront cette véritable protection au travail, les militants devront demeurer vigilants et réclamer l’application de la Loi Westray. Les manifestations à l’occasion du Jour de compassion pour les travailleurs nous le rappellent avec force.

« Nous nous rassemblons en hommage aux travailleurs décédés d’accidents de travail ou de maladies professionnelles et offrons nos sincères condoléances à leurs proches, déclare Mme Hughes. Nous honorons leur mémoire en plus d’offrir notre soutien à ceux et celles qui souffrent de maladie professionnelle et aux blessés. Nous nous redonnons des forces et renouvelons notre détermination à apporter les changements qui rendront nos milieux de travail plus sécuritaires. »