Le nouvel Accord sur la santé doit répondre aux besoins en évolution du Canada

Les populations changent toujours. Le Canada n’y fait pas exception et connaît beaucoup de changements depuis 50 ans. Dans les années 1960, notre population était jeune, car les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) formaient une majorité. Cette génération demeure le principal groupe démographique, mais les baby-boomers sont maintenant à la retraite ou s’y préparent. Le Canada constitue désormais une population vieillissante, car il y a plus d’aînés que de jeunes. En outre, les besoins de la société évoluent au rythme des changements démographiques. Parmi les principales considérations liées à cette réalité, il importe de savoir comment fournir les soins de santé à cette population qui vieillit.

L’Association médicale canadienne est bien consciente des difficultés que cela engendre dans le système de santé. Elle a signalé au gouvernement que seule l’injection de fonds supplémentaires pouvait remédier à cette demande croissante. Selon l’AMC, les soins de santé aux aînés exigeront des investissements additionnels d’au moins 1,6 milliard de dollars par année. Ces fonds amélioreraient l’accès aux médicaments d’ordonnance, aux soins à domicile et aux soins de longue durée.

Ces questions n’ont rien de nouveau et ont resurgi fréquemment durant la dernière campagne électorale. Mais les élections sont maintenant de l’histoire ancienne, et il est temps pour le gouvernement d’agir. C’est pourquoi les néo-démocrates demandent aux libéraux d’accorder la part belle aux augmentations dans le nouvel Accord sur la santé, présentement négocié en ce qui a trait aux transferts fédéraux.

Les néo-démocrates et l’AMC peuvent aussi compter sur des alliés avertis. Lorsque les premiers ministres provinciaux et territoriaux se sont réunis en juillet, ils ont unanimement exhorté Ottawa à hausser les Transferts canadiens en matière de santé de manière à couvrir 25 % de toutes les dépenses en santé engagées par les provinces et les territoires afin d’assurer la prestation des soins de première ligne. Ces premiers ministres méritent toute notre attention lorsqu’ils parlent du manque criant de fonds pour répondre aux besoins en évolution des Canadiens.

De l’avis des néo-démocrates, l’argent n’est pas une panacée à l’égard de ces besoins évolutifs. Nous demandons au gouvernement d’élaborer une stratégie sur le vieillissement pour accompagner les nouveaux fonds qui nous aideront à soigner la population de façon optimale. En fait, nous voulons que le premier ministre s’engage à négocier un nouvel accord à long terme sur le financement des soins de santé et à moderniser le système de santé, en mettant l’accent sur le vieillissement de la population.