Le Parlement doit se pencher sur les troubles alimentaires, affirme la députée Hughes

Ottawa – Mal compris, traités inadéquatement et sous-financés, les troubles alimentaires sont considérés comme les maladies mentales les plus mortelles, car ils sont douze fois plus susceptibles d’entraîner la mort que toute autre maladie mentale, selon la députée d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing, Carol Hughes.

Mme Hughes a pris la parole à la Chambre des communes pour attirer l’attention sur sa motion demandant que le Parlement travaille de concert avec les provinces, les territoires et les communautés autochtones à l’élaboration d’une stratégie canadienne coordonnée sur les troubles alimentaires.

« La semaine dernière, j’ai pris part à une activité en vue d’appuyer l’Initiative Nationale sur les Troubles Alimentaires en compagnie d’autres députés et de sénateurs », a déclaré Mme Hughes. « Cette coalition sans but lucratif cherche à accroître la sensibilisation et l’éducation sur la situation chronique à laquelle sont confrontées les personnes qui souffrent de troubles alimentaires et leur famille. »

Mme Hughes a fait valoir que le rétablissement est possible, et que cela commence par une bonne compréhension de tous les intervenants. 

« Il faut du courage pour demander de l’aide, et les parents, les familles, les conjoints et les amis ont tous un grand rôle à jouer à ce chapitre »,  a ajouté Mme Hughes. « Il est important que les parlementaires joignent leur voix aux efforts visant à lutter contre l’image corporelle négative et à favoriser la sensibilisation, la recherche et les bonnes pratiques relatives au traitement des troubles alimentaires. »

La députée Hughes espère que la motion recevra un large appui de tous les partis à la Chambre. Elle souligne que la motion a été initialement parrainée par la députée de Rivière-des-Mille-Îles, Laurin Liu, lors de la 41e législature.