LE SERVICE DE CHARIOTS MOBILES POUR LE TRANSPORT D’APPAREILS D’ÉCHOGRAPHIE : UNE SOLUTION RENTABLE SELON LA DÉPUTÉE HUGHES

Ottawa – Il y a 20 ans, les données sur la santé maternelle dans la Nation Nishnawbe Aski n’étaient pas à la hauteur des statistiques nationales, indique Carol Hugues, porte‑parole néodémocrate en matière de santé des Autochtones. Tout a changé avec l’arrivée du service de chariots mobiles pour le transport d’appareils d’échographie, service qui se trouve maintenant à la croisée des chemins.

Le technologue en échographie actuel prendra bientôt sa retraite, et la personne qui le remplacera devra transporter de lourds appareils d’échographie. On néglige actuellement l’examen d’une solution rentable. Si on ne fait pas l’acquisition d’appareils semi-portables, Santé Canada pourrait devoir dépenser des sommes importantes pour assurer le transport des femmes enceintes vers le centre de prise en charge de Sioux Lookout, a expliqué hier soir la députée Hugues à la Chambre des communes.

« Les résultats en santé se sont améliorés, mais le travail de technologue en échographie est vraiment exigeant, indique la députée. Le technologue en poste doit transporter des centaines de livres d’équipement spécialisé dans des collectivités isolées pour rencontrer les femmes enceintes. »

Le gouvernement fédéral a la responsabilité d’offrir des soins de santé aux Premières Nations. Le service d’échographie se trouve toutefois dans les méandres des champs de compétences, et il faut trouver le financement nécessaire pour remplacer les appareils lourds par un appareil en deux morceaux. Si cette solution était adoptée, le technologue n’aurait à transporter que la partie « intelligente » de l’appareil, et chaque collectivité conserverait son chariot.

« Nous pourrions ainsi en avoir plus pour notre argent. La dernière fois qu’il a fallu remplacer des appareils, il y a eu un délai de six mois pendant lequel Santé Canada a dépensé un demi‑million de dollars pour déplacer les patientes vers Sioux Lookout, explique la députée. La meilleure solution serait sans doute d’offrir aux collectivités l’appareil en deux morceaux, ce qui représenterait un investissement ponctuel de 15 000 $ pour chaque appareil. »

Pour conclure, la députée enjoint le gouvernement à faire un usage judicieux de nos précieuses ressources pour offrir le service le plus rentable possible.