Les gouvernements doivent agir pour la santé et la sécurité au travail : Hughes

Ottawa – Personne ne mérite de perdre la vie au travail ou de mourir des suites de maladies professionnelles. Malheureusement, c’est le sort que subissent quatre personnes chaque jour au pays, selon la députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes.

La députée a fait une déclaration à la Chambre des communes mardi pour rendre hommage aux personnes qui ont perdu la vie dans le cadre de leur travail, ainsi qu’à leurs proches.

« Des travailleurs meurent des suites de lésions traumatiques subies au travail, de maladies professionnelles et même de la violence au travail, a dit Mme Hughes. Ces chiffres, aussi consternants soient-ils, ne tiennent pas compte des décès causés par des affections et des maladies qui sont liées au travail mais qui n’ont pas été déclarées. » 

La députée a ajouté que le Canada fait piètre figure par rapport aux autres pays de l’OCDE. En effet, le nombre des décès liés au travail a diminué dans ces pays ces 15 dernières années, alors qu’il a augmenté au Canada pendant la même période, et ce, en dépit des lois prévoyant la responsabilité criminelle dans certains cas de décès au travail.

« Ces lois sont si rarement appliquées qu’elles n’incitent pas les employeurs à corriger des conditions de travail dangereuses », a dit Mme Hugues. 

Pour cette dernière, il faut faire de la santé et de la sécurité au travail une priorité.

« La sécurité des lieux de travail est sacrifiée dans le but de faire des profits, mais aucune somme ne peut réconforter les familles qui ont perdu un être cher, a dit Mme Hugues. Alors que de nombreuses vies sont inutilement perdues chaque année, nous devons nous demander combien d’hommes, de femmes et d’adolescents perdront la vie avant que les gouvernements ne décident d’agir. »

Trois cérémonies – dans la Première Nation d'Aundeck Omni Kaning, à Elliot Lake et à Kapuskasing – ont marqué le Jour de compassion pour les travailleurs dans Algoma-Manitoulin-Kapuskasing.