Mme Hughes presse le Parlement de faire ce qui s’impose pour réduire la pollution des Grands Lacs par les microbilles de plastique

Ottawa –  L’appui d’une motion présentée par les néo-démocrates visant à protéger nos ressources en eau douce d’un problème entièrement imputable aux activités humaines devrait aller de soi pour tous les parlementaires, selon la députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes.

Mme Hughes s’est adressée au Parlement, mardi, au sujet de la motion où elle a demandé au gouvernement d’ajouter les microbilles à la liste de substances toxiques dressée dans la Loi canadienne sur la protection de l’environnement. Dans un cri du cœur, elle a demandé aux députés de réfléchir à l’état des Grands Lacs qu’ils veulent laisser aux générations à venir.

« Il faut énoncer nos priorités et privilégier le bien commun par rapport aux avantages pratiques que ces microbilles représentent pour les fabricants de biens de consommation », déclare Mme Hughes. « Par l’adoption de cette motion, nous nous joindrons à d’autres provinces qui débattent actuellement la question d’interdire les microbilles ou ont déjà légiféré en cette matière. »

L’industrie des cosmétiques utilise les microbilles pour donner une sensation soyeuse à la texture de certains produits et pour mettre de l’abrasif dans des produits comme les exfoliants et la pâte dentifrice. Ces billes ne sont ni biodégradables ni recueillies par les usines de filtration lors du processus de nettoyage des eaux usées.

« On peut déjà trouver des concentrations élevées de microbilles dans les Grands Lacs », déplore Mme Hughes. « La situation est particulièrement remarquable en aval des grandes villes et dans les sédiments du fleuve Saint-Laurent. »

La députée a indiqué au Parlement que, d’une part, il y a d’influentes entreprises de cosmétiques qui adoptent volontairement des mesures pour remplacer les microbilles dans leurs processus et que, d’autre part, bon nombre de provinces ont déjà statué sur l’élimination progressive de leur utilisation ou étudient la question.

« Après avoir adopté des mesures immédiates à ce sujet et inscrit les microbilles comme produits toxiques aux termes de la Loi, nous pourrons passer à l’étape de réglementer, de restreindre progressivement et d’éliminer l’utilisation des microbilles dans les produits utilisés ou fabriqués au Canada », fait observer Mme Hughes. « Cela revêt une grande importance particulièrement pour notre industrie de la pêche récréative ainsi que pour la sécurité des poissons et autres espèces aquatiques les plus menacées par tout ce plastique. »