Tous les jours devraient être des Jours de la Terre

Des millions de personnes dans tout le pays, et presque tous les enfants d’âge scolaire, célèbreront, le 22 avril, le Jour de la Terre, mais ils ne devraient pas être les seuls à le faire. Quelqu’un a déjà dit, « nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». C’est pourquoi il est si important de bien comprendre les objectifs de ce Jour de la Terre et de faire ce qui est en notre pouvoir pour améliorer notre environnement et notre planète.                                                                                                         

Je crois que tout le monde s’entend sur le fait que nous ne devrions pas nous intéresser qu’un seul jour par an aux problèmes croissants de l’environnement. De plus en plus de gens décident de faire de ce jour le début d’un nouveau mode de vie plus soucieux de l’environnement. Il est facile d’apporter des changements simples à ses habitudes en matière de consommation, de réutilisation et de recyclage. Le Jour de la Terre est là pour nous rappeler que les problèmes de pollution et de surexploitation des ressources naturelles ne sauraient être réglés par seuls les scientifiques. Le grand public doit faire sa part.

Une bonne façon de commencer est d’essayer de réduire le volume de déchets que nous produisons en n’achetant que ce dont nous avons besoin et en réutilisant des produits tels que les bouteilles, les boîtes, et même les sacs à collation. Mais le plus important, est de recycler tout ce que nous pouvons, car cela fait toute une différence. Si vous ne savez pas où vous procurer des produits réutilisables, ou comment recycler des marchandises ou des équipements usagés, une simple recherche sur Internet vous fera découvrir une multitude d’options.

Il faut voir la vérité en face : le fait de consommer moins permet de réduire les répercussions des changements climatiques bien au-delà des conséquences que peuvent avoir des étés caniculaires ou des hivers rigoureux. Cela a également des répercussions directes sur nos ressources en eau, notre agriculture et nos écosystèmes. Les modifications que nous apportons quotidiennement à la composition chimique des océans mettent en péril des écosystèmes marins en réduisant chaque jour le niveau d’oxygène de l’eau, ce qui détruit une flore et une faune marines indispensables à la santé de nos océans et de nos lacs. Nous connaîtrons, si nous venons à manquer de ressources en eaux saines vitales, de graves problèmes d’agriculture. Certaines cultures nécessitent des conditions bien particulières, en matière de température et d’alimentation en eau, pour arriver à terme. Des conditions variables et le manque d’eau mettent notre approvisionnement alimentaire en péril. La production d’énergie, les forêts et les zones côtières sont également menacées par les changements climatiques, mais ce n’est pas tout…

 Car, outre la santé de notre planète, c’est notre santé personnelle, et celle de ceux qui nous entourent, partout dans le monde, qui sont en danger. Les changements environnementaux associés aux changements climatiques peuvent jouer un grand rôle dans la migration de certaines maladies : il suffit de penser au virus zika, qui se répand dans toute l’Amérique, et ailleurs dans le monde. Plus près de nous, les vagues de canicule sont à l’origine de bien des maladies, et des décès, liés à des coups de chaleur ou à l’émission de polluants atmosphériques toxiques qui causent l’asthme et d’autres maladies pulmonaires bien pires encore.

 Lors du Jour de la Terre, pensez à éteindre vos lumières quand vous en n’avez pas besoin et à baisser votre climatisation de quelques degrés. Même quelques cubes de glace en moins peuvent faire la différence. Après tout, il faut beaucoup d’énergie pour faire geler l’eau et vous pourriez ainsi contribuer à la préservation des calottes polaires qui sont si vitales à la survie de notre planète, et à la nôtre.