UNE ENQUÊTE EST LA SEULE RÉPONSE APPROPRIÉE POUR LES FEMMES AUTOCHTONES ASSASSINÉES ET DISPARUES, SELON MME HUGHES

Ottawa – Quand on pense que les familles des femmes portées disparues draguent elles-mêmes les rivières pour tenter de retrouver leurs êtres chers, on constate que le gouvernement conservateur fait carrément fausse route en refusant de mettre sur pied une enquête sur les femmes autochtones assassinées ou disparues, selon la députée d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing, Carol Hughes.

Mme Hughes s’en est pris au gouvernement conservateur lors de la période des questions pour son refus de mettre sur pied une enquête nationale malgré le fait que les femmes autochtones sont cinq fois plus susceptibles d’être portées disparues ou de se faire assassiner que les autres Canadiennes.

« Pourquoi les conservateurs continuent-ils d’ignorer le large consensus pour la tenue d’une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées? », a déclaré Mme Hughes. « Nous devons mettre fin à cette crise. Il nous faut une enquête. »

Selon la députée, comme 1 200 femmes ont été portées disparues ou assassinées au cours des 30 dernières années, le gouvernement ne peut plus se cacher en affirmant qu’il s’agit de crimes isolés. On observe une tendance, et les communautés les plus durement touchées semblent avoir perdu tout espoir d’obtenir de l’aide pour donner un sens à ces tragédies.

« Les familles des femmes autochtones disparues ont elles-mêmes organisé un dragage de la rivière rouge pour tenter de retrouver les restes de leurs êtres chers, a ajouté Mme Hughes. Elles en ont assez d’attendre qu’on leur fournisse des réponses et n’obtiennent pas l’aide dont elles ont besoin. »

« On ne peut pas laisser une autre femme ou jeune fille disparaître sans réagir, a insisté Mme Hughes. Est-ce que le ministre mettra sur pied dès aujourd’hui une enquête publique nationale sur les femmes autochtones assassinées et disparues? »