Une nouvelle législature débutera dans quelques jours seulement

Maintenant que la plus longue campagne électorale des temps modernes est terminée et que les ministres du nouveau cabinet ont été assermentés, les travaux de la 42e législature peuvent commencer. Le nouveau cabinet a certes atteint l’équilibre entre les sexes et entre les régions, mais ce n’est qu’après le dépôt et l’examen d’un certain nombre de projets de loi que l’on pourra juger de son efficacité. Et cette attente ne sera pas longue. La Chambre est en effet convoquée le 3 décembre pour l’élection d’un nouveau Président; cette séance sera suivie du discours du Trône, le lendemain.

L’élection du nouveau Président montrera si le gouvernement a l’intention de poursuivre sur la voie de la partisanerie, ou s’il souhaite donner un caractère encore plus impartial à la fonction, comme cela devrait être le cas. Depuis que je siège au Parlement, je n’ai jamais vu la présidence exercée en toute impartialité, ce qui explique, en grande partie, pourquoi les Canadiens considèrent la Chambre comme tout à fait dysfonctionnelle.

Le discours du trône indiquera l’orientation du gouvernement au cours de la première session de la 42e législature. Comme beaucoup de Canadiens, les néo-démocrates sont impatients de voir ce que sera la priorité et l’orientation de départ du nouveau gouvernement. Son élection a reposé essentiellement sur un désir de changement, et les orientations présentées au cours de la campagne étaient plutôt minces et vagues. Une chose est sûre, il y a tellement à faire et à défaire après le passage de Stephen Harper que les questions sur lesquelles travailler sont pratiquement innombrables; nous sommes impatients de travailler en ce sens avec les Canadiens.

Si les néo-démocrates ont été déçus du résultat de l’élection, il reste qu’il s’agit du deuxième meilleur résultat électoral de l’histoire de notre parti et que notre situation n’a absolument rien à voir avec la déroute à laquelle on a assisté lorsque les libéraux ont repris le pouvoir la dernière fois. Nous avons de profondes racines au Québec et des députés de la Saskatchewan ont été réélus, ce qui est particulièrement réconfortant, étant donné les racines qu’a le parti dans les prairies.

Notre priorité sera de veiller à ce que le gouvernement tienne parole et à ce que les vieilles habitudes ne s’insinuent pas de nouveau à mesure que les libéraux prennent leurs aises au pouvoir. La longue tradition qui consiste à faire campagne à gauche pour ensuite diriger à droite doit être abandonnée pour que certains problèmes, comme la pauvreté chez les enfants, soient véritablement traités, et qu’ils ne risquent pas de devenir des traits de société. Les néo‑démocrates s’engagent à offrir une opposition progressiste qui veillera à ce que le gouvernement se souvienne des raisons pour lesquelles il a été élu, et à ce qu’il agisse en conséquence.