Les violences subies par les femmes dans le Nord ne semblent pas préoccuper le gouvernement, affirme la députée Hughes

Ottawa – Chaque année, les violences conjugales forcent 100 000 femmes et enfants à quitter leur domicile pour un centre d’hébergement, mais le gouvernement fait de moins en moins de choses pour venir en aide à ces victimes de crimes, affirme Carol Hughes, députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing.

La députée Hughes souligne que le problème est pire dans le Nord où les moyens de séparer une victime de son agresseur sont plus rares.

« Dans le Nord du Canada, le problème est extrême et plus de femmes y subissent des violences, a déclaré la députée Hughes. Mais malgré un taux de violences plus élevé, 70 % des collectivités nordiques ou éloignées ne disposent pas d’abri ou de centre d’hébergement d’urgence. »

La députée accuse le gouvernement de minimiser le problème en mettant de l’avant les fonds qu’il y a déjà alloués et qui n’ont même pas été indexés sur l’inflation.

« Au lieu d’en faire plus, le gouvernement en fait moins pour aider les femmes dans le Nord à échapper à la violence, souligne Mme Hughes. Avec ce soi-disant “ Plan d’action ”, le gouvernement ne fait rien d’autre que réannoncer de l’argent déjà promis. »

Pour la députée, le gouvernement ne prend pas le problème suffisamment au sérieux malgré ses prétentions à venir en aide aux victimes. Mme Hughes affirme que les néo-démocrates feraient les choses bien différemment.

« Nous n’acceptons pas que l’on puisse invoquer un soi-disant esprit de la frontière pour excuser ces abus et ces violences comme étant la manifestation d’un mode de vie rustre propre au Nord. »